Carte
Blanche
à
Léon
Herschtritt
Exposition
du 10 Février au 12 Mars 2011
Après
le succès de l’exposition « Berlin,
le mur, noël 1961»,la
galerie Seine 51 est fière
de laisser carte blanche à Léon
Herschtritt pour présenter
une sélection de ses travaux
lesplus emblématiques.
«
Le style et la fibre. L’oeuvre photographique
de Léon Herschtritt ? Vous ne la trouverez
ni dans les écoles, ni dans les courants,
ni dans les modes. Faites plutôt comme ces
amoureux qui pointent leur doigt sur le plan de métro,
se demandent où ils sont dans Paris, sûrs
déjà d’être ensemble.
Grand amoureux de Paris, de la
vie, de l’Afrique,
des enfants, des femmes, de la liberté,Herschtritt
rencontre tout cela sur le court chemin qui de 1956 à 1970,
lui fait porter un Leica ou un Nikon
Ce vagabondage constituera la photothèque
qui sort aujourd’hui de ses boites pour le
bonheur d’un nouveau public. Photographie noir
et blanc, garantie pur argentique, le travail ne
trahit pas son homme, pas plus que le style ne l’emprisonne.
Le style, Léon Herschtritt l’invente à chacun
des territoires qui s’ouvre à lui, sur
mesure: clair et vif pour les jeux de gosses qui
pouvaient encore s’approprier la rue, clair-obscur
pour les virées discrètes aux heures
chaudes de la prostitution, douce pénombre
pour des amoureux qu’il ne dérange même
pas.
Quand d’autres volent leurs images ou les fabriquent,
Léon Herschtritt les suit dans leurs histoires.
Il
n’a pas 25 ans, mais déjà le
prix Niepce, quand il décide de passer sur
place le premier Noël de Berlin coupée
par un mur. L’absurdité de l’évènement
et la déchirure qu’il installe interrogent
le regard du jeune photographe, qui bientôt
saisit de la fibre du chagrin qui vibre entre les
sapins illuminés et les croix des premiers
fugitifs abattus.
On quitte la guerre froide pour
s’insinuer
dans le monde des artistes, des intellectuels et
des politiques, la hauteur pour De Gaulle, l’acuité strabique
pour Sartre, l’ingénuité pour
Deneuve, ici encore Herschtritt explore les registres
comme il sait changer de tonalité selon qu’il
photographie l’Algérie brûlante
ou les rues chaudes du quartier des Halles, un gamin
rom au mégot, une ballerine au tableau noir.
Le style de Léon Herschtritt ne procède
pas d’une posture d’artiste, il s’imprègne
simplement de l’atmosphère et des humeurs
pour faire parler ses images sans manières,
d’un timbre juste».
Hervé Le Goff
Vernissage le Jeudi 10 février
2011. 18h/21h
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