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Léon
Herschtritt
Berlin, Le mur, Noël 1961
Exposition
du 7 novembre au 12 décembre 2009


(…)A la fin de 1961, Berlin était en état de choc. C’était
le point culminant de la guerre froide.
La division de la ville, par la construction du mur qui la coupait en deux,
avait eu lieu quatre mois auparavant et les hommes ressentaient physiquement
la séparation de leurs familles, de leur amis ou de leurs collègues.
Les rues, qui jusqu’alors étaient familières, ne pouvaient
plus être empruntées.
Les lieux habituels de la ville étaient devenus interdits.(…)
Walter
Momper(maire de Berlin-Ouest 1989-1991)
A
l’occasion du vingtième anniversaire
de la chute du mur de Berlin, la galerie Seine
51 est fière de présenter l’exposition évènement
du photographe humaniste LEON HERSCHTRITT
qui
figea le premier Noël de ce que l’on n’appelait
pas encore "le mur de la honte".
Authentique et bouleversant, Le résultat est d’une efficacité redoutable
où la force des tirages se loge dans une composition stricte, simple
et qui parle à chacun; un sujet, un moment, un sentiment.
« (…)
toute la quête tient dans l'espoir de percer
ce mur pour apercevoir des proches qui ne le sont
plus, échanger un signe, percevoir une voix.A
cela tout est bon, le toit d'une voiture, une paire
de jumelles, un mouchoir qu'on agite, le toboggan
d'un jardin d'enfants sur lequel une vieille femme
se risque à grimper.
Herschtritt
photographie cette résistance-là,
celle des Berlinois qu'un mur sépare brutalement
d'autres Berlinois, et le bonheur sur les visages
de ceux qui ont vu l'autre côté.
Une image nous documente sur une parade technique : au béton, aux projecteurs,
aux fossés, aux chevaux de frise, on ajoute une toile tendue de manière à empêcher
jusqu'à l'échange des regards, (…).
Léon
Herschtritt ne savait pas vraiment ce qu'il attendait à Berlin,
il y a photographié ce que les mots expriment
si difficilement,
ce qui se nomme simplement le chagrin »
Hervé Le
Goff
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